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P..... de maladie

  • 16 juin 2017 - FLORIAN aurait eu 38 ans

    Jour anniversaire

    16 juin 1979 …. 16 juin 2017

    Vendredi 16 juin 2017, FLORIAN, s’il avait survécu au cancer qui, malheureusement l’a emporté le 21 mars 2009, aurait 38 ans aujourd’hui.

    Nous pensons à lui tous les jours mais encore plus aujourd’hui.

    FLO.jpg

  • L'HOMMAGE à FLO

    FLorian a reposé aux domiciles de ses parents avant les obséques. Merci aux nombreuses
    personnes qui sont venues lui rendrent un dernier hommage.
    L'hommage à un combattant d'une maladie aussi sournoise que traite.
    En 2007, il avait pris le dessus, là c'était trop pour lui.

    La foule nombreuse à la cérémonie religieuse le 26 mars nous a aussi beaucoup touchés
    tout comme la générosité dont vous avez fait preuve pour que Flo ait le caveau
    qu'il disait en pleurant ne pas pouvoir se payer.
    Et bien si Flo, ton caveau, tu l'auras.


    Ci dessous, le Texte de l'hommage rendu à Florian en début de cérémonie lu par Fabian un copain du même âge que lui
    ce texte relate la trop courte existence de Flo.


    Le 16 juin 1979 à 20 heures 40 nait à la maternité de Somain un petit garçon blond que les parents décident d’appeler Florian.
    C’est dans cette église qu’il est baptisé.
    A deux ans, Florian entre à la maternelle Anselme Lesage.
    et poursuit sa scolarité à l’école Désiré Chevallier.
    Flo est un élève travailleur et sérieux.
    Ses années « collège » il les passera au collège Victor Hugo de SOMAIN.
    Sa communion solennelle il la fait aussi dans cette église.
    A la fin de la troisième, Florian sait déjà le métier qu’il veut exercer plus tard. Pour la seconde, il ira au lycée Edmond Labbé de DOUAI qu’il quittera avec en poche l’indispensable baccalauréat pour continuer ses études.
    Il part ensuite à la faculté de LILLE quatre ans. Enfin, c’est à POITIERS qu’il termine à l’âge de 23 ans ses études et obtient le DESS.

    Diplôme en poche, c’est la recherche de travail. Longue, difficile et démoralisante.

    Intellectuel sans aucun doute, Flo est aussi un sportif. Son premier sport, le vélo. Après quelques années de pratique il entre dans un club. A son palmarès quelques longs brevets et non des moindres.

    Puis viennent les années rollers. Il est l’un des vice-présidents du club de rollers « THE ROLLERS MAD » basé à SOMAIN.

    Le 28 juillet 1998, Florian rencontre, un peu par hasard, Sabrina. L’amitié se transforme en amour. Ils ne se quitteront plus.

    En mars 2004, Florian et Sabrina décident de s’installer ensemble. Après avoir habités SOMAIN puis ABSCON, ils s’achètent une maison à ROEULX en octobre 2006. Flo, intellectuel, sportif mais aussi bricoleur, réalise tous les travaux pour faire de sa maison un nid douillé pour sa famille.

    Le 5 décembre 2005, un rayon de soleil vient éclairer leur vie, c’est la naissance de Mattéo. Petit bonhomme adorable. Moment inoubliable dans la vie d’un couple.

    Tout pour être heureux quand en Octobre 2007, Florian consulte un spécialiste pour un aphte à la langue. Le médecin lui dit : « mauvaise nouvelle c’est un cancer, bonne nouvelle on peut le soigner »
    S’en suivront de multiples examens et des visites chez les spécialistes.
    Seule solution pour ce problème, l’opération. Celle-ci est programmée le
    19 novembre 2007 au centre Oscar Lambret.

    8 heures au bloc opératoire, quinze jours d’hospitalisation très difficiles au cours desquels Florian fait preuve d’un courage exceptionnel et réellement impressionnant. Jamais, il ne se plaind.

    Flo rentre finalement chez lui avec une nouvelle langue qu’il lui faudra apprendre à maitriser. Il y arrive à force de volonté mais çà n’a pas été facile.
    Après une convalescence très courte, Florian reprend son travail le 21 janvier 2008 à la S.P. 2 I. à GONDECOURT où il est chargé d’affaire.

    L’année 2008 s’annonce tranquille, Florian va aussi bien que possible.

    2008, c’est l’année ou Florian et Sabrina décident de se marier.
    Très vite la date est fixée au 2 août.
    Vivant ensemble depuis quelques temps déjà, ce mariage entre Sabrina et Florian
    est aussi, pour nous, l’occasion de fêter le rétablissement de Florian avec toute la famille et les amis.
    Il est vrai que notre Flo revient de loin..

    L’année se passe tranquille jusqu’au jour ou Florian connaît de nouveaux problèmes de santé zona, doigts cassés etc …
    Le zona guéri, Flo a une douleur persistante au dos. Il consulte son médecin. Une scintigraphie osseuse est faite. Le résultat est sans appel, il y a des métastases. Le nom qui fait toujours peur, le CANCER, est une nouvelle fois prononcé.
    Nouveau coup dur pour Flo mais aussi pour ses proches.
    Florian doit être hospitalisé une nouvelle fois à Oscar Lambret.
    Radiothérapie, chimiothérapie, le programme classique pour ce genre de maladie.
    Flo fait de nombreux séjours à LILLE revenant chez lui entre chaque séance.

    Pas bien du tout, le 21 Février 2009, Flo demande à être hospitalisé d’urgence au C.O.L. Quelques jours plus tard, les médecins nous reçoivent pour nous apprendre ainsi qu’à Flo que les 3 séances de chimiothérapie n’ont servi à rien que la maladie progresse, qu’il ne peut y avoir de 4ème séance car notre Flo est trop faible. La chimio est le seul traitement contre le cancer nous ont dit les médecins !!!. Flo comprend qu’il est condamné et dit au médecin «vous me laissez tomber».
    Depuis le 21 Février Florian passe ses journées allongées ne supportant pas la position assise car il a une douleur tenace aux côtes.
    Flo, bonhomme courageux accepte tout avec un courage impressionnant qui rend admiratif tout le monde y compris le corps médical.

    Toujours très souriant. Très protecteur de la famille. Florian nous a vraiment épatés

    En 2007, Florian a gagné le premier combat contre la maladie.
    Le deuxième combat, il ne peut le gagner, l’adversaire est plus fort que lui et surtout plus traitre. Cette maladie l’a rendu trop faible pour continuer la lutte. Flo nous a déclaré il y a quelques semaines : «cette fois-ci c’est plus dur qu’en 2007».

    Après avoir résisté autant qu’il le peut car il ne voulait pas nous laisser, Florian nous quitte entouré des siens le 21 mars dernier à 8 heures laissant dans la peine
    Sabrina l’épouse qu’il aimait, Mattéo son fils qu’il adorait, Raymond et Evelyne ses parents, Ghislain son frère, toute la famille, ses amis et ses collègues.

    Florian est  né un samedi, il part un samedi sans avoir pu fêter son trentième anniversaire. A un âge ou la vie commence, la sienne s’est arrêtée.

    Aujourd’hui rendons hommage au courage extraordinaire de Florian.

    Depuis le 21 mars, une nouvelle étoile brille dans le ciel. C’est Flo qui veille sur Sabrina et Mattéo petit bonhomme de 3 ans.

    Salut Flo nous ne t’oublierons jamais.


    En fin de cérémonie, une poésie a été lue par une des tantes de Flo :


    " L'amour ne disparaît jamais...la mort n'est rien. Je suis seulement passé dans la pièce d'à côté. Je suis moi et vous êtes vous.
    Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.
    Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.
    Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
    Ne changez rien au ton, Ne prenez pas un air solennel
    ou triste.
    Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
    Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
    Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l'a toujours été. La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
    Elle est ce qu'elle a toujours été. Le fil n'est pas coupé.
    Pourquoi serais-je hors de votre pensée, simplement parce que je suis hors de votre vue?

    Je vous attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.

    Vous voyez, tout va bien."

    Et comme nous disait Flo :
    « Cà Marche »


    Une tombe au cimetière d'ABSCON complétement recouverte de fleurs,
    une église remplie,
    bel hommage pour ce garçon courageux qui a su affronter la maladie de face sans broncher ...
    Merci à tous pour vos témoignages de sympathie.

  • FLO fin de l'histoire


    FLO, la fin de l’histoire d’un garçon courageux.
    Boit pas, fume pas, sportif, bricoleur papa d’un garçon de 3 ans, il aurait eu 30 ans le 16 juin prochain.
    Flo se demandait : « pourquoi moi, j’ai rien demandé » et les larmes coulaient sur son visage.


    Rappel, le 19 novembre 2007 Florian entre au Centre Oscar Lambret pour une opération. Il a un cancer de la langue, on va lui enlever la partie cancéreuse et faire une greffe avec la peau de son bras pour reconstituer la langue. Opération réussie. Il lui a fallu apprendre à vivre et à se servir de sa «nouvelle langue ». Pas facile mais avec la volonté qu’on lui connaît il y est parvenu.
    Le 21 janvier 2008, reprise du Travail.
    Le détail sur le blog personnel de Florian :
    http://maladiecancerlangue.blog.fr/

    Depuis la reprise du travail,
    Flo va bien, si bien que le 2 août 2008, il épouse celle avec qui il vit depuis quelques années et qui lui a donné un fils. Mattéo.

    Mais, alors qu’on le croyait tranquille,
    le 8 octobre 2008, la machine humaine s’enraye, Florian apprend qu’il a un zona et se plaind de maux de dos. Normal, çà fait partie des symptômes de cette maladie. Pas pour le moment lieu de s’inquiéter même si le moindre « bobo » nous alerte.
    Le zona guéri, Flo a toujours mal au dos. Il reconsulte donc son médecin qui prescrit une scintigraphie osseuse.
    Les résultats révèlent que Flo a des métastases à la colonne vertébrale.
    La série des 21 commence,

    Le 21 novembre 2008 Flo entre au Centre Oscar Lambret là ou, en 2007 il s’est fait opéré.

    Les examens à Oscar Lambret confirment le cancer osseux. La seule manière de le soigner, c’est la chimiothérapie et la radiothérapie sur la partie la plus douloureuse située dans le dos.

    Le 1er décembre 2008, Flo rentre chez lui, il « dormira » au rez de chaussée sur un lit médicalisé.
    Pas bien du tout, le 2 décembre il repart à Oscar Lambret. Il vomit tout le temps. On pense qu’il s’agit des effets de la radiothérapie faite à forte dose mais, qui peut savoir !!!
    Là bas, on le « retape » et le 8 décembre il est de retour chez lui.

    Florian fêtera noël et la nouvelle année en famille. Il assistera même accompagné de la famille à la descente du père noël à SOMAIN le 24 décembre 2008.

    FLORIAN.JPGLe 13 janvier 2009, nouvelle alerte. Flo est complètement épuisé, il vomit, çà ne va pas du tout. On le conduit donc en urgence à Oscar Lambret. Le médecin nous annonce qu’il s’agit d’une gastro … La maladie de monsieur tout le monde sauf que là, vu l’état du malade, c’est plus compliqué.

    Le 17 janvier 2009, guéri de sa gastro mais avec une forme moyenne Flo rentre une nouvelle fois chez lui.

    Sa vie, sauf pour la gastro qui l’a hospitalisé 4 jours de plus c’est cinq jours à Oscar Lambret pour la chimiothérapie, deux semaines à la maison.
    Une fois par semaine, il passe au COL pour une perfusion de protéine. On lui avait annoncé une heure de perf et une heure de surveillance. Il passe la journée complète. On appelle cela le respect du malade. Le corps médical aurait mieux fait d’annoncer direct la journée complète.

    Le programme normal est parfois perturbé ici et là par des soucis de santé qui viennent s’ajouter à son cancer.

    Les trois premières séances de chimio faites, Flo devait entrer au COL le 23 février pour l’examen habituel d’avant chimio et une quatrième séance.

    Le 21 février 2009, Flo nous appelle au téléphone

    « je rentre à Oscar Lambret, j’ai trop mal au dos »
    Il partira en ambulance accompagné de sa maman. Nous les rejoignons là bas.

    Evidemment tout au long de ces semaines, Flo est sous morphine ou équivalent tout le temps.
    La position qui permet à Flo d’avoir moins mal (mais mal quand même) est la position couchée. Couché sur le dos par obligation. Il a bien fallu qu’il s’y fasse.
    Pendant un moment il a pu aller aux toilettes par ses propres moyens. Les mètres qui séparent le lit des toilettes sont des kilomètres pour lui. Il fait peine à voir. Quand il regagne son lit il est essoufflé comme un sportif qui vient de terminer un 100 mètres. Mais il fait quand même l’effort. De même qu’il fait l’effort de se mettre un peu dans son fauteuil quand on est là. Oh, jamais bien longtemps.
    Flo dit au médecin : « pour rentrer à la maison, il faut au moins que je puisse rester assis ».

    Le 4 mars, ambolie pulmonaire, thrombose aux jambes. Position couchée obligatoire avec bas de contention. Plus question donc d’aller aux toilettes. Il doit rester impérativement au lit. On passe le matin pour l’aider à se laver.

    Pour couronner le tout, Florian attrape un staphylocoque. Il a fallu le temps pour s’en apercevoir, trouver l’antibiotique auquel le staphylocoque ne pouvait résister et mettre la perf qui va bien.
    Sauf que l’antibiotique n’a eu aucun effet. On est donc passé à un autre antibiotique qui s’est révélé semble t’il plus efficace.

    Le 9 mars, le médecin voit Flo le matin, il ne nous fait pas le compte-rendu et pour cause. L’après midi celui-ci nous reçoit et nous dit qu’il n’est plus question de séance de chimio car Flo ne supportera pas.

    Flo au médecin « si vous ne me faites plus de chimio, vous m’abandonnez alors ». Le médecin a beau répondre que non Flo n’est pas un idiot, il a compris. Le médecin A ne s’en sortant plus avec les questions de Flo appelle le médecin B. Et oui, Flo est condamné.

    Le 10 mars, des fois qu’on aurait pas bien compris, le médecin réexplique à Florian le matin et à nous l’après midi ce qu’il a dit la veille. On n’avait « pigé » docteur. Merci !!! Parait qu’il fait cela pour qu’on prenne les dispositions nécessaires. Il avait peur de quoi, qu’on lui laisse Florian.

    Flo nous dira : « va falloir parler d’après » quel après lui a-t-on répondu, « ben l’enterrement, le caveau » Nous en parlerons tout de suite pour le soulager sur le sujet. Il voulait être enterré à Abscon, c’est fait. Son corps devait reposer chez nous car chez lui, il pense que Sabrina n’aurait pas supporté, c’est fait. Pas question pour nous, ses parents de le mettre dans un salon funéraire.
    Flo dira en pleurant « je n’ai même pas les moyens de me payer un caveau ». On lui a répondu que çà n’était que du matériel qu’on allait s’en occuper.

    Grâce à la générosité de tous, Flo a eu le caveau qu’il n’avait pas les moyens de se payer.

    17-10-2009 - LA TOMBE.JPGLe 12 mars, le retour à la maison était programmé. Le 11 après midi, on dit à Florian qu’il ne rentrera pas (staphylocoque pas tué). Flo, avec un courage suscitant l’admiration de tous y compris du médecin prend cela avec philosophie. Il n’allait pas rentrer et prendre le risque de contaminer Mattéo son fils de 3 ans.

    Le 18 mars, le médecin nous dit que l’état de Florian empire. Les poumons sont très atteints. De toute manière comme dit plus haut il nous l’avait condamné, on ne pouvait s’attendre à une meilleure nouvelle malheureusement. Sauf un miracle çà n’était pas possible.

    A la question, il va partir comment. On nous a dit en dormant, il ne se rendra compte de rien.

    Le 19 mars, Flo discutait avec nous comme d’habitude. Quand on lui a dit au revoir on était convaincu de le trouver le lendemain dans le même état. Rien ne laissait présager une aggravation subite de sa maladie RIEN !!!

    Le 20 mars, à 3 heures du matin, Flo ne va vraiment pas bien, il n’appelle l’infirmière qu’à 4 heures.
    C’est à 9 heures que le COL se décide à appeler la famille pour annoncer que Flo n’allait pas du tout et qu’il fallait y aller dès le matin.

    Chacun jugera de la rapidité pour réagir. 4 heures …. 9 heures.

    A 10 heures nous sommes dans sa chambre.
    Florian est conscient, mais il a un mal fou à respirer. D’ailleurs on lui a mis de l’oxygène. Il a aussi à sa disposition un aérosol que, selon l’infirmière de nuit ne lui sert à rien. Il n’empêche que Florian était content de l’avoir et que, même si physiquement çà ne servait à rien, moralement çà lui a servi.

    Mattéo son gamin veut voir papa. Depuis quatre semaines, il ne voulait pas aller à l’hôpital. Il passera donc au COL. Florian nous dira quelques heures plus tard qu’il n’avait pas profité de Mattéo lors de son passage dans sa chambre avec beaucoup de regret.

    On lui injecte du produit qui théoriquement devait le faire dormir. Dosage à 1, puis 2, puis 2,5 etc… Florian résiste au calmant. Il nous dit « si je m’endors je ne me réveille plus ». L’augmentation de la dose se fera toutes les demi-heures et seulement de 0.5. A la dose 4, Flo lutte toujours.

    Je passe sur les délires de Flo due aux médicaments, à son excitation toute la nuit. On ne comprenait plus ce qu’il nous disait. Cà a du aussi l’énerver et pourtant ce n’est pas faute de faire des efforts. Flo nous a dit « dormez, vous allez être fatigués ». Mais, chez nous on ne dort pas les uns sans les autres lui a-t-on répondu. La dose passe à 4.5 aux alentours de 4 heures du matin. Flo s’endort … enfin !!! On voit qu’il a du mal à respirer ce qui est insupportable mais au moins il dort. Pour nous, c’est malheureux à dire mais on était presque soulagé. Ce n’était pas possible de le voir ainsi.

    Curieusement, Mattéo à 50 kms de là a été agité toute la nuit et il ne s'est calmé qu'à 4 heures du mat .... On croit en ce que l'on veut mais là, il y a de quoi être trés perturbé !!!

    L’infirmière nous dira à plusieurs reprises qu’il ne souffre pas. Pour moi si, ne pas pouvoir respirer est une souffrance terrible physiquement et moralement.

    A 7 heures 58 (au réveil de Florian posé près de lui), Flo s’éteint. L’acte de décès indique
    8 H 15, c’est faux. Cette heure prouve seulement que le médecin de service ne s’est pas trop pressé pour venir. On ne l’a d’ailleurs pas vu de la nuit alors qu’il connaissait l’état de Flo. Merci docteur.

    Quelques jours avant son départ, Flo assez énervé nous a dit : «Ils sont tellement longs à venir quand tu sonnes que lorsqu’ils arrivent tu ne sais plus pourquoi tu les appelés ». Il avait raison, la preuve.

    Pour l’anecdote, alors que Flo était vraiment mal en point, que sa seule préoccupation était de pouvoir respirer le mieux possible mais en aucun cas de s’alimenter, le personnel lui a apporté le plateau repas le vendredi midi. Ah, l’information circule y’a pas à dire. Florian d’ailleurs buvait également peu. A chaque fois il s’étranglait. Il nous a dit en parlant du verre « c’est un piège ».

    On a continué à l’alimenter par perf et à lui mettre des médicaments, le protocole sans doute.

    Toujours pour l’anecdote, on nous a donné une tasse de café la nuit et un bol de café quand tout a été terminé. Les bouteilles d’eau, y’a fallu qu’on aille en demander. Pour manger, et bien si vous avez faim, débrouillez vous. Et oui, c’est çà aussi l’hôpital. Une chance, il y a à l’étage en dessous des machines automatiques qui, contre quelques pièces de monnaie pour vendent chips et autres aliments du même style. C’est pas qu’on ait très faim dans ces cas là mais 22 heures au chevet d’un malade en fin de vie, faut tenir quand même d’autant qu’on ne savait pas combien de temps çà pouvait durer.

    Flo avait demandé pour la première fois depuis son hospitalisation qu’on tire les rideaux de la fenêtre, des dizaines de fois il a regardé dehors. Tout comme il faisait régulièrement l’inventaire de ceux qui l’entouraient comme si il voulait nous faire comprendre quelque chose ou tout simplement nous dire adieu.

    Salut Florian, tu as été courageux jusqu’au bout. Trop peut être !!!
    Un malade exemplaire. Que ceux qui se plaignent pour des petits bobos pensent à toi.